Si je n'avais pas lu Edward Saïd, je serais orientaliste - لو ما قرأت كتاب إدوارد سعيد لكنت مستشرقة
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Saturday, 5 October 2013

Just read books, Dawkins, damn it.

"One could make the case that the Islamic religion is not friendly to science", Richard Dawkins in the Observer (and Guardian Weekly). He might be regarded as a great scientific, but he definitely sucks at history ... It's not hard to take a history book and see that the great scientifics breakthroughs in the middle ages were taking place in the muslim world.
How can he not see that scientific greatness is linked much more to economics than we care to imagine ? It's not a war-torn country that will be able to spare money and brains for science (like Europe in the middle ages, and the middle east today).

Monday, 4 February 2013

Une recette de cuisine


(extrait de "Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja", éditions Phébus Libretto - un des nombreux ouvrages existant en plusieurs langues sur ce personnage légendaire du moyen orient, le mollah Nasr Eddin, connu pour les histoires drôles ou bizarres dont il est le sujet et/ou l'objet)


    Au salon de thé où Nasr Eddin se trouve en compagnie de quelques amis, la conversation porte sur les recettes et les expériences culinaires de chacun. On se flatte d'originalité et de réussites exceptionnelles. Seul le Hodja ne dit mot.
- Et toi Nasr Eddin, lui demande-t-on, tu n'as donc jamais inventé une recette ?
- Si, une fois, répondit-il. J'ai mélangé longuement du pain avec de la neige.
- Du pain avec de la neige ? C'est stupide !
- Oui, et en plus ce n'est pas bon.

Monday, 7 January 2013

La prudence des saints


(extrait de "Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja", éditions Phébus Libretto - un des nombreux ouvrages existant en plusieurs langues sur ce personnage légendaire du moyen orient, le mollah Nasr Eddin, connu pour les histoires drôles ou bizarres dont il est le sujet et/ou l'objet)

     Nasr Eddin se rend à la mosquée pour la prière, mais au lieu de laisser ses sandales à l'entrée, il les prend avec lui et les cache sous son djubbé, car on les lui a déjà volées deux fois.
     Le kateb remarque tout de suite ce renflement suspect :
- Nasr Eddin, arrêt ! Que caches-tu donc là ?
- C'est un livre sacré.
- Peux-tu m'en dire le titre, s'il te plaît ?
- Il s'appelle la Prudence des saints.
- La prudence des saints ? Je n'ai jamais entendu parler de ce livre-là ...
- Oh ! Ca ne m'étonne pas, repartit le Hodja : c'est un livre qu'on ne trouve que chez le coordonnier.

Thursday, 6 December 2012

Première rencontre

(extrait de "Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja", éditions Phébus Libretto - un des nombreux ouvrages existant en plusieurs langues sur ce personnage légendaire du moyen orient, le mollah Nasr Eddin, connu pour les histoires drôles ou bizarres dont il est le sujet et/ou l'objet)


    La première fois que Nasr Eddin est présenté à Timour Leng (Tamerlan), le grand conquérant tartare, celui-ce est installé sur son trône en haut d'une estrade. En bas, assis par terre, tous les gens de sa cour.
    Le Hodja s'approche et, se jetant à genoux, il s'écrie :
- O Allah ! Tu est grand et je suis Ton humble serviteur !
    Timour s'esclaffe et prend à témoin les assistants :
- On m'avait parlé d'un sage, mais voilà un bel imbécile, qui me tient pour Allah !
    Alors Nasr Eddin, sans modifier en rien sa posture, repart :
- Pardonne ma méprise, ô saint archange Djibraïl (Gabriel) !
- Allons voyons, bonhomme, lui dit doucement Timour, enchanté de l'incident. Je ne suis pas non plus un ange ; je suis simplement un homme, un homme comme toi.
    A ces mots, Nasr Eddin se remet debout et lui lance vertement :
- Si tu est un homme comme moi, que fais-tu donc là-haut sur ce perchoir ? Descends et causons.

Tuesday, 6 November 2012

La piété de l'imam

(extrait de "Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja", éditions Phébus Libretto - un des nombreux ouvrages existant en plusieurs langues sur ce personnage légendaire du moyen orient, le mollah Nasr Eddin, connu pour les histoires drôles ou bizarres dont il est le sujet et/ou l'objet)


    Un jour, pendant la prière à la mosquée, tandis que les fidèles étaient prosternés, Nasr Eddin s'approche de l'imam qui récite à haute voix les versets sacrés et lui pince très durement l'oreille.
    L'imam ne réagit pas. Au contraire, pour bien montrer à Nasr Eddin sa piété et son détachement, il redouble de ferveur.
- Quel saint homme ! se dit Nasr Eddin. J'aurais dû lui voler sa bourse, il aurait connu l'extase divine !

Saturday, 6 October 2012

Le soleil et la lune

(extrait de "Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja", éditions Phébus Libretto - un des nombreux ouvrages existant en plusieurs langues sur ce personnage légendaire du moyen orient, le mollah Nasr Eddin, connu pour les histoires drôles ou bizarres dont il est le sujet et/ou l'objet)

On aimait bien embarrasser Nasr Eddin avec des questions oiseuses, ou carrément impossibles à trancher. Un jour, on lui demande :
- Nasr Eddin, toi qui est versé dans le sciences et les mystères, dis-nous quel est le plus utile, du soleil ou de la lune.
- La lune, sans aucun doute. Elle éclaire quand il fait nuit, alors que ce stupide soleil luit quand il fait jour.

Wednesday, 26 September 2012

The Master Has Spoken (1)

(J. R. R. Tolkien, in response to criticism of his writing fantasy (fantasy being “inferior” & mere “escapism”))

Of course it is escapist. That is its glory! When a soldier is a prisoner of war it is his duty to escape - and take as many with him as he can. The moneylenders, the know-nothings, the authoritarians have us all in prison; if we value the freedom of the mind and soul, if we’re partisans of liberty, then it’s our plain duty to escape, and to take as many people with us as possible.

Thursday, 13 September 2012

La loi du Talion


(extrait de "Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja", éditions Phébus Libretto - un des nombreux ouvrages existant en plusieurs langues sur ce personnage légendaire du moyen orient, le mollah Nasr Eddin, connu pour les histoires drôles ou bizarres dont il est le sujet et/ou l'objet)

    Il fut un temps où Nasr Eddin dut exercer la fonction de cadi. Il reçut un jour à l'audience une femme en furie qui criait vengeance contre un homme qu'elle avait fait amener de force par ses frères.
- Femme, quel est l'objet de tant de vacarme ? lui demande Nars eddin. Le dommage doit être bien considérable !
- Il l'est, par Allah ! Ce fils de chien a essayé de m'embrasser de force dans la rue. Je suis déshonnorée. J'exige un châtiment sévère.
     A l'écoute de ce forfait, le cadi entre en colère contre le prévenu :
- Gredin ! Pour ce crime, et conformément à la coutume, je t'applique la loi du talion, âme pour âme, oeil pour oeil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent !
     Puis, se tournant vers la femme :
- En exécution de cette loi divine, je le condamne à ce que tu l'embrasses toi-même de force !

Sunday, 9 September 2012

لا حل ولا اختيار ولا عمل آخر لداعرة إلا القوادة. الطريقة الى القوادة إجباري. قاربت مدة صلاحيتها على الانتهاء. الرياضي يخرج من اللعبة، ليعود إليها مدربًا في نادٍ أو مدرس ألعاب رياضية في مدرسة. وعارضة الأزياء تدير مشغلًا أو معرض ألبسة. ومحترفات التمثيل والغناء يجرين عمليات تجميل. [...] وأضيفي يا رجاء إلى قائمتك هذه: ورؤساء الجمهوريات العربية يغيّرون الدستور. 

ص. ٢٩٨
زوج حذاء لعائشة - نبيلة الزبير

. ضحكت في الجملة الأخيرة
من الكتاب أقرأ اللآن ... سأكتب عنه فيما بعد


Thursday, 6 September 2012

On prend (presque) les mêmes et on recommence ...


     En Syrie, «les armes chimiques sont sous surveillance» informe le Figaro (22 juillet 2012); «des forces spéciales américaines ont été déployées pour prévenir leur dispersion». Et un diplomate en poste en Jordanie avertit : «C'est la menace des armes chimiques qui peut déclencher une intervention américaine ciblée.» Nous voilà donc replongés avec Damas, à quelques nuances près, dans le scénario écrit pour Bagdad dis ans plus tôt. M. Bachar Al-Assad lâchera-t-il ses armes de destruction massive sur son opposition ? L'accusation est pourtant déjà vieille de plusieurs mois : «Des tueurs d'Assad [ont] lancé dans la région d'Al-Rastan, non loin de la ville rebelle de Homs, des opérations aériennes avec utilisation de gaz toxiques», rapportait dès septembre 2011 le site de Bernard-Henri Lévy.

    «[Nous avons] entendu cette affirmation de dizaines d'interlocuteurs dans la province de Hama, écrivait l'Agence France-Presse (AFP), avec une prudence exceptionnelle, le 27 juillet 2012. Mais, en dépit d'une semaine de recherches, aucun chef rebelle, chef de tribu, médecin, simple combattant ou civil n'a pu produire de preuvre irréfutable.» La guerre en Syrie, conclut la dépêche, «est aussi celle de l'information et de la désinformation».

Source : Syrie, champs de bataille médiatique, article de Marc de Miramon et Antonin Amado, dans Le monde diplomatique, septembre 2012.

Thursday, 16 August 2012

لم يكن هنالك طريق
دائمًا كانت هنالك خطوات تبتكر طريقًا

(من كتاب "زوج حذاء لعائشة" لنبيلة الزبير ... مقالة عنه فيما بعد)

Version arabe de "No hay camino, hay que caminar" ( il n'y a pas de chemin, il n'y a qu'à marcher).
Je ne sais pas d'où cette phrase vient, mais le compositeur Luigi Nono semblait l'utiliser dans ses master class ... J'ai toujours entendu mes parents la répéter de temps à autre. La retrouver par hasard dans une autre langue, dans un roman, provoque ce genre de petit plaisir que l'on a de découvrir des connections inattendues entre univers différents.

Monday, 30 July 2012

«le livre, comme livre, appartient à l'auteur, mais comme pensée, il appartient - le mot n'est pas trop vaste - au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l'un des deux droits, le droit de l'écrivain et le droit de l'esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l'écrivain, car l'intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous.»

Victor Hugo, 17 juin 1878

Saturday, 14 July 2012

Journal de l'AFA

      "- Finalement, l'anthropologie vous a suivi toute votre vie. Est-ce que vous diriez que c'est plus qu'un métier ? Anthropologue c'est une philosophie de vie, un regard sur le monde ?
       - C'est un regard sur le monde bien sûr. J'en parlais hier. La question qu'on me posait était : est-ce que vous êtes étonné du degré de décomposition dans lequel se trouve notre système économique ? Je réponds alors que non parce qu'en tant qu'anthropologue, on n'entretient jamais l'illusion que les sociétés ont une maîtrise absolue sur leur environnement naturel et culturel, sur la manière dont elle font les choses. On sait que les hommes ne trouvent jamais que des solutions très approximatives, qu'il y a beaucoup de choses qui passent à travers les mailles du filet. Donc il ne vous vient jamais à l'esprit en tant qu'anthropologue, comme par exemple à un économiste libéral, de dire que le système capitaliste dans lequel nous sommes est la forme ultime du développement économique et qu'il a atteint le stade de la perfection. Comme vous le savez sans doute, dans certains courants de la pensée économique on prétend que les hommes de comportent de manière "rationnelle", et on veut dire par là : en optimisant l'usage des ressources dont ils disposent, ce qui serait également l'essence du capitalisme, et on en tire qu'il existe une harmonie réelle entre la manière dont les êtres humains sont essentiellement et le système économique dans lequel nous vivons. Avec une formation d'anthropologue je crois qu'on ne parvient jamais à ce type de représentations : l'absurdité de ces raisonnements vous choque.
       - Et aujourd'hui comment vous définiriez-vous ?
       - C'est difficile à dire parce que ce qui s'est passé, c'est que mon livre Vers la crise du capitalisme américain annonçait des événements en disant qu'ils allaient se produire et ... ils se sont produits ! (... )"

p. 345, interview de Paul Jorion par Laura Ferré

      "Au final, c'est en mettant du bon vouloir mais aussi du bon savoir au coeur de nos voyages que nous pourrons demain retrouver le sens de nos pas, ne plus voir mais regarder le monde avec d'autres yeux, ne plus circuler passivement mais rencontrer activement d'autres univers. (...) En cette période de mauvais temps sur le monde, où les replis s'ajoutent aux bassesses, l'urgence de renouer avec soi passe par le détour d'autrui" 

pp.332-333, Aller, venir et devenir anthropologue aujourd'hui, notes de parcours d'un mercenaire du voyage intermittent de l'anthropologie - Franck Michel

       " Les ethnographes sont de plus en plus semblables au chasseur Cree qui (dit-on) vint à Montréal pour témoigner devant une cour du destin de ses territoires de chasse dans le cadre des nouveaux plans hydroélectriques de James Bay. Il devait écrire son mode de vie. Mais une fois sous serment il hésita : "Je ne suis pas certain de pouvoir dire la vérité ... Je peux seulement dire ce que je sais"

p.396, Vérités partielles, vérités partiales, James Clifford


       Un des derniers numéros (126-127) du Journal des anthropologues est très intéressant. "Formations et devenirs anthropologiques" ... On y découvre différentes façons d'apprendre et de faire de l'anthropologie, et tant de différents cursus proposés, et tant de façon d'être anthropologue une fois le(s) diplôme(s) en poche. Suivre le quotidien d'unités de police, travailler dans le milieu psychiatrique, psychanalytique, ou s'intéresser au nouvelles formes du tourisme, ou encore servir de lien, où que ce soit, entre les entreprises, la finance, les ONG et les populations d'ici et d'ailleurs, bref, le boulot "normal" de l'anthropologue, et donc la question de l'anthropologie engagée qui se pose aussi à travers les différents points de vue, et les cas d'anthropologue exerçant d'autre métiers, non employés en tant que tel ... Pour ceux qui veulent en apprendre un peu plus sur le domaine de l'anthropologie, surtout ce qu'il se fait en ce moment, ce numéro me semble être un bon début, en plus des classiques du genre comme "l'anthropologie" de François Laplantine.
       Parfois l'anthropologie me fait penser à une forme de diplomatie à la fois totalisante (parce que touchant à tous les domaines sans exception, et essentielle à grande échelle) et du quotidien (impossible de devenir anthropologue sans être passé par les merveilles et les ennuis du quotidien "autre"), ou peut-être encore plus, mieux, à une entreprise de traduction universelle : faire comprendre le point de vue d'un tel dans le langage d'un autre, quelque soit ce langage, au sens large. 
       J'ai temporairement arrêté les études d'anthropologie, mais une reprise ne saurait tarder, je l'espère ... Enfin, ai-je vraiment jamais arrêté d'utiliser mes cours et mes livres pour observer mes alentours ?

Wednesday, 30 May 2012

Alia Malek's Arab-american Stories

During the funeral of an american-palestinian activist, Alex Obeidah, murdered by ultra-zionists :

      «even during the church service, reporters swam through the crowds in front of the church. Asked as to the significance of Alex's death, a rabbi responded with the question, «who will I speak to now ?» » 
 P. 119 


After the first election of George W Bush, for whom arab-americans had massively voted : 

      «Weeks later, Spence stuck his head in Randa's office. They had been granted a meeting with the president to discuss (arab) community matters. He told Randa to do a prep memo for him detailing all the issues in a format that could be passed on to the president if it were requested during the meeting. 
Randa was exuberant. 
The meeting had been set for 3:30 p.m. At the  White House on Tuesday, September 11, 2001.» 
P.225 ( Only reality can be that ironic really ...) 


    As usual my quotes don't really represent the book, because it's too hard to sum up a book so full of nuances and stories and details with a few quotes. but it is wonderful book for anyone who wants to know more about what it is to be an arab-american. It relates personnal stories that covers the span of the arab immigration to the United States, all kinds of stories, incredible, sad, marvelous ones, with all sort of people of all political leanings, all kinds of beliefs, all having in common to be of arab descent. A book that will surely catch the interest of anyone who wants to know more about US history and immigration, with a lesser known side of this history (alongside the better known hispanic and african ones). 

Thursday, 8 March 2012

ها ! (Ha !)

فالرجل يبدو ظاهريا نجم الساحة، لكن المرأة هي التي تمسك بخيوط اللعبة وتدير لصالح عائلتها محيطها الذكوري الذي يتألف من ابيها وزوجها واخيها ... 
يبدو الرجل على انه السلطة المطلقة التي لا يمكن ان تعصى اوامرها في البيت ،الا انه في الحقيقة لا يعرف شيئا ولا يدير شيئا؛ فزوجته هي التي تدير شئون المنزل ونفقاته، وهي التي تعتني بزوجها واطفالها وتعالج من يمرض منهم ... 
 !ابلغ دليل على ذلك هو ان اي رجل تتركه زوجته يعود الى امه 

(الغمامة الحمراء لبشير كرومي - دار بلومزيري/مؤسسة قطر للنشر) 

     Ce que je me tue à dire depuis des années. Maintenant je me contenterai de coller ce bouqin dans les mains des gens. Et trouverai l'équivalent français un de ces jours pour mettre ici (il a été écrit en français à la base - le voile rouge de Bachir Kerroumi) si je n'ai pas trop la flemme.
     Mise à jour, le voici donc, l'extrait original : "Sur ce sujet l'hypocrisie est de mise. C'est un tabou extraordinairement sophistiqué : l'apparence est pour l'homme, mais la femme tire les ficelles. C'est elle qui manipule pour le bien de sa famille son environnement masculin, le père, le mari, le frère ...
      L'homme se présente comme l'autorité incontestable dans la maison, or il ne sait rien, il ne gère rien, c'est sa femme qui maîtrise les dépenses, s'occupe des enfants et de son mari et soigne celui qui est malade ... La preuve en est qu'un homme quitté par sa femme retourne chez sa mère !"

       (Et à ceux qui me répliqueront "mais ça c'est une exception", je dirais plutôt l'inverse ... J'ai plus eu l'occasion de faire ce constat de pseudo-patriarcat qu'autre chose.)

Friday, 2 March 2012

You are what your deep, driving desire is.
As your desire is, so is your will.
As your will is, so is your deed.
As your deed is, so is your destiny.

( Brihadaranyaka Upanishad IV, 4.5 )


     ( More or less quoted like this in the last movie I saw, The Iron Lady, good movie, Meryl Streep deserved the oscar - I liked it though I like the lady herself not, but it's interesting for the willpower shown of this woman, set to do the impossible, though, in my opinion, on the wrong side ... )

Thursday, 16 February 2012

"وكما قيل فإن الثورة يحلم بها الحالمون وينفذها الشجعان ويسرقها الأوغاد"

( "et comme on dit, les utopistes rêvent de la révolution, les courageux la réalisent, les crapules la volent" )

Wednesday, 1 February 2012


( Revenant d’Algérie pendant la guerre : )

      «j’en pris progressivement conscience, et, s’il y a une chose qui me parut familière quand je fis mes premières armes d’ethnologue en Côte d’Ivoire, ce fut certainement ce sentiment de ne me sentir vraiment à ma place que dans cet espace indéfini où l’on observe d’autant plus facilement les autres qu’on y est soi-même un autre, comme s’il suffisait de devenir étranger à soi pour trouver les autres moins étranges - tout le contraire en somme de l’ethnocentrisme».

Marc Augé, «La vie en double».

Sunday, 29 January 2012

(...) عبر عنه بوضوح كبير المحلل السياسي وعضو الكونغرس السابق عن ولاية اليونوي "بول فيندلي" وهو من المتابعين لاهتمام للدور السياسي العربي والاسلامي في امريكا، حيث نشر مقالا في مجلة "واشغنتن ريبورت" الشهرية المتخصصة بشؤون الشرق الاوسط، عدد كانون الثاني/يناير ٢٠٠١م، تحت عنوان "المسامون الامريكيون يظهرون وحدتهم وتأثيرهم بتصويتهم التاريخي ككتلة واحدة" اعتبر فيه ان تصويت مسلمي امريكا لبوش بالكثافة العددية التي صوتوا بها، خاصة في ولاية فلوريدا التي مثلت دور الولاية المرجحة للفائز"
("مستقبل الاسلام السياسي" باعداد د. احمد يوسف - صدرت قبل سيبتمبر ٢٠٠١)

" 'to counter these atheist Russians, the Saudis chose me as their representative in Afghanistan', Bin Laden said later. 'I settled in Pakistan in the afghan border region. There I received volunteers who came from the Saudi kingdom and from all over the Arab and Muslim countries. I set up my first camp where these volunteers were trained by Pakistani and American officers. The weapons were supplied by the Americans, the money by the Saudis. I discovered that it was not enough to fight in Afghanistan, but that we had to fight on all fronts, communist or Western oppresion' he added." 
(p132 from "Taliban, militant islam, oil and fundamentalism in central asia" by Ahmed Rashid, written and published before 2001).

Lire des ouvrages de géopolitique écrits avant le 11 septembre est une expérience surprenante (bien que connus depuis, c'est toujours étrange de lire ces faits) : on y découvre que les musulmans américains ont voté massivement pour Bush lors de son premier mandat, et que Ben Laden a établi son premier camp d'entraînement avec des armes américaines et des officiers américains pour entraîner les "volontaires" ( jihadistes ) ...
Et l'Histoire rigole.

Wednesday, 25 January 2012

"Les Anonymous défendent des causes politiques, mais le font aussi par pur amusement. C'est un mélange entre sociopathes et altruistes en colère. »
Gabriella Coleman, Rue 89