Si je n'avais pas lu Edward Saïd, je serais orientaliste - لو ما قرأت كتاب إدوارد سعيد لكنت مستشرقة
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Saturday, 8 June 2013

Yasmine Hamdan

Concert "Ya nass" à la Boule Noire, Paris , 7 Juin 2013.
Il est rare que je trouve un concert mieux que le CD, mais là, c'était le cas. Il y avait moins de "flou artistique" au niveau du son que sur le CD, et sa voix en vrai est bien aussi belle, sinon meilleure, en vrai ...
Je connaissais cette chanteuse depuis quelques temps, depuis la sortie de son précédent CD "Arabology" sous le nom "YAS", et j'avais beaucoup aimé ce mélange de style électro-"occidental" avec des paroles en dialectes arabes. Me restent à dégoter les chansons de son groupe de départ, "Soapkills" ...

Je suis donc allée avec une amie, et nous sommes sorties avec deux avis contraires sur le concert : elle n'a pas supporté la façon dont la chanteuse mettait son corps en avant, au centre de tout le concert, par sa façon de bouger incessante, ses habits moulants, la concentration qu'elle semblait mettre dans ses gestes, et l'égoïsme que cela pouvait illustrer, selon elle. Ce qui fait qu'elle n'a pas réussi à apprécier ni se concentrer sur la musique, qu'elle aimait pourtant bien ...
De mon côté, j'ai pris ça comme partie prenante du spectacle total. On est habitués depuis longtemps à ce que nombre de chanteurs fasse autant de "scénographie" que de musique, sur scène. Par exemple on ne va pas voir Mylène Farmer juste pour la musique, on attend aussi le spectacle, la dimension visuelle. Et là aussi, il y avait la dimension visuelle, centrée principalement sur la chanteuse, une façon de bouger aux accents de danse orientale, mais surtout quelque chose relevant presque de la transe, comme déconnectée de son environnement, complètement prise par la musique (ce qui bien sûr contraste avec ce que les gens attendent d'un concert, que le musicien "se donne" au public). J'ai donc très vite intégré la gestuelle omniprésente de la chanteuse comme partie prenante du spectacle, pour la reléguer en deuxième plan et j'ai pu profiter de la musique.
Musique qui, à mon avis, a donc été bien à la hauteur du CD, sinon mieux. Prochaine occasion, j'irai la revoir avec plaisir, mais je tâcherai de prévenir ceux qui m'accompagnent ... !

Saturday, 15 December 2012

الحي اللاتيني ـ سهيل ادريس



“وإذ هو في ارتباكه والمطر لا يخفّ هطوله، مرّت بقربه فتاة تقرأ في كتاب وهي تمشي الهوينا، غير عابئة بالمطر. 
وشعر فجأة بأنّ موجة من ضياء تغمر كيانه، فتقشع عن نفسه غيوم الاضطراب والقلق، وتبعث في عينيه شعاع الرضى والإقبال. 
هنا، في صفحات الكتاب، سيجد راحة ضميره. إنّ الكتاب وحده سيحرّره من قيود هذا العالم المعذّب الذي يعيش فيه. 
ومثل هذه الفتاة، لن يعبأ بعد بالمطر ولا بالعواصف ولا بأوراق الخريف المتساقطة، ما دامت الكلمة التي يقرأها هي التي تقيه كل شيء. إنّ نور الحرف هو الذي سيشقّ لة طريق الخلاص.”
(ص. ٤٣)

(ذلك المقطع يصفني تماما) 

لم أنته بعد من قراءة كتاب سهيل ادريس عن الرحلة الدراسية لطالب لبناني إلى باريس (الحي اللاتيني هو الحي تقع فيه الجامعات القديمة خاصة السوربون ومكتبات كثيرة) ولكن منذ البداية استغربت من الصورة لدى الكاتب (يعني السارد لكن أفكر أن الكتاب تكاد يكون سيرة ذاتية مع أن لا أعرف شيئا عن الكاتب ... أحب أن أقرأ كتابا بدون أي معرفة عن المؤلف لأتجنب أي إنحياز في رأي) فاستغربت من صورته عن باريس والنساء فيها. ليس استغراب جديدة : كثيرًا ما أسمعها من كل الناس الاجنبيين عن فرنسا ... ولكن في هذا الكتاب، أنا الفرنسية أجد شيئا شبيهًا ل”استغراب” بنفس المعنى التي أعطاه إدوارد سعيد لكلمة “استشراق” بالنسبة للصورة المشوّهة لدى الغربيين عن الشرق : بنفس المعنى أجد صورة غريبة عن المدينة أقيم فيها، باريس، وعن النساء الفرنسيات ... من الممكن أن هناك حقيقة في أكثر الأشياء يصفها ولكن يضيف اليها متصورات غريبة يتحول الباقية إلى شيء آخر. 
في النهاية أعتقد أن الكتاب يكشف حقيقات عن حياة المهاجرين في بلاد آخر أكثر من أي شيء عن سوسيولوجية المجتمع الفرنسي. وفي ذلك أفكار الراوي مألوفة لديّ ... 
تعليق أخير : الراوي يحكي ويفكّر دائمًا في النساء ويبحث عن “المرأة” وحول هذه المسألة يطرح أفكاره عن الإختلاف بين نساء فرنسا ونساء بلده والعلاقات بين الجنسين في البلدين وفي الحقيقة لا أجد الكثير من الإختلاف بين البلدين كما يفكر هو. : مثل يكتب “وما أكثر ما ينسى الشابّ صديقه في الشرق يوم أن تدخل في حياته فتاة، وما أكثر ما تنسى الفتاة صديقتها، يوم أن يدخل في حياتها شابّ” ... ممكن سيغيّر أفكاره فيما بعد ولكن الآن أقول إنّ ذلك لا يقتصر على الشرق بل هو الحال تمامًا هنا في فرنسا ! علاقات الصداقة .في 
كل مكان معقدة غامضة ملتبسة وخاصة بين الرجال والنساء

Je suis en train de lire "Le quartier latin" de Suheyl Idris (aucune idée si ça a été traduit ... Probablement) et je suis assez intriguée par la vision du narrateur sur Paris et les femmes. A vrai dire ça me fait un peu rire, c'est comme "l'orientalisme" d'Edward Saïd à l'envers ( de "l'occidentalisme" ? Une image déformée de "l'Occident", entité qui ne veut rien dire en elle-même, pas plus que "l'Orient" ), et même si on peut dire que oui, les faits objectifs sont réalistes, la vision de l'auteur rend tout ça assez curieux pour le lecteur français qui vit à Paris. Il trouve des différences là où il n'y en a pas vraiment ... Vision idéalisée des rapports hommes-femmes en France. Enfin, je vais finir de le lire avant de me prononcer complètement ...
(Résumé : un étudiant libanais vient terminer ses études en France à la Sorbonne, avec quelques amis. Il rêve de rencontrer "la Femme", et cherche à se défaire de son passé sur lequel il ne s'étend pas trop, rêve de recommencer sa vie, d'une certaine indépendance qu'il a du mal à trouver. Et pour l'instant ne tombe que sur des cas très spéciaux qui profitent de sa naïveté).
Pour l'instant ça me paraît comme "l'ancêtre" de la vision moderne, quand un "occidental" voyage en "orient", de ce que les orientaux imaginent des pays occidentaux : focalisation quasi-exclusive sur le rapport entre sexe vu comme libre et facile (or c'est bien tout sauf libre et facile, quelque soit le pays ...) et ce que j'appelle la "vision MTV" du monde arabe sur l'occident. La plupart du temps la seule chose que la majorité des gens voient de l'occident étant les clips musicaux où on se doit d'avoir au moins une nana à poil et des dollars qui volent, ça donne une image aussi biaisée que celle des occidentaux, dont la plupart ne connaissent de l'orient que les mitraillettes, les barbus fous et le mythe du harem ...
Mais certes, le livre-ci est quand même d'un autre niveau que MTV vs JT du 20h, les pensées sont approndies et les situations complexes, et finalement, sous les dehors de fascination de la femme française, le narrateur parle plus de la vie et du ressenti d'un exilé dans un pays étranger, et là n'importe qui peut se reconnaître, pour un tant soit peu qu'il ait vécu un certain temps à l'étranger.

Wednesday, 29 August 2012

Badawi - de Mohed Altrad


(éditions Actes Sud, collection Babel)

       "Tu est un Badawi. Comme ton père, et le père de ton père, et tous ceux qui, avant lui, ont traversé le désert. Si tu n'écoutes pas ton histoire, tu seras aussi léger qu'un nuage dans le ciel, tu ne pourras jamais te poser, aussi léger qu'une plume que le vent emporte au loin." P.27

       "- pourquoi veut-il appeler un menteur ?- Parce qu'il ne sait pas ce que veut dire un avocat ! Tu vois, là-bas, l'homme au chapeau en face de lui ? C'est le procureur. Il vient de terminer sa plaidoirie. Le Bédouin conteste. Il croit assister à un concours de menteurs et il demande à choisir son champion" P.85 

     "Il lui semblait même qu'elle prenait plaisir à leur conversations, souvent prolongées, devant la porte de sa maison. Ce devait être cela, l'amour idéal dont parlait les soufis. Se plaire dans la compagnie de quelqu'un. Mêler ses joies, ses apsirations les plus profondes, être dans une communion lumineuse." P.108-109 

     "D'une certaine manière, on pouvait dire de Qaher qu'il avait retrouvé le désert. Mais en fait, le désert n'était pour lui qu'une donnée secondaire de sa nouvelle situation. Lui importait avant tout ce qu'il avait trouvé au bout de la route : l'immense complexe pétrolifère. Immédiatement, il en avait senti la puissance. Une puissance tangible, massive, intense, qui pliait à son service des milliers d'êtres et de machines et les faisait travailler en rythme, dans la même direction, en ébranlant le sol. Enfant, il avait soupçonné l'existence de cette puissance dans le ronronnement mécanique du camion de son père, la lumière des lampes à pétrole dont celui-ci inondait ses invités pour leur imposer le respect et étaler sa richesse, le fracas du chantier de construction du palais de justice de Raqqah, où la justice se comptait en billets de banque. Il avait découvert, ici, combien elle était supérieure à tous ses rêves. Organisée, planifiée, efficace, enfin restituée à elle-même, elle s'était révélée capable d'araisonner la terre, de pénétrer dans ses entrailles. Il avait goûté cette puissance. Depuis huit mois il y collaborait. Elle l'avait investi. Il était une part de cette puissance. Chaque joue un peu plus" P. 198-199

     "Il était resté longtemps à contempler les derricks noircis par la fumée, désormais inactifs. Il avait cherché à retrouver ce goût de puissance qui l'avait saisi quand tout était encore en activité. (...) Tous ces milliers d'hommes et de machines qu'il avait imaginés, travaillant au même rythme, dans la même direction, ébranlant le sol, étaient absents, ils avaient disparu exactement comme s'ils n'avaient jamais existé. Aussi vaine, aussi mensongère, cette puissance, que celle à laquelle ils s'était heurté, enfant, quand il avait dû affronter l'incompréhensionde sa grand-mère, le mépris de son père, aussi trompeuse que le fracas du chantier de construction après qu'il eût assisté au jugement de son jeune oncle. Il était reparti, indifférent à cette chose morte, indifférent à son sort.» 
p.239

      «Le désert, c'était l'hostilité que l'on devait vaincre, il fallait ne l'avoir jamais connu pour croire qu'il fût autre chose. Les bédouins avaient tiré toute leur force de leur lutte contre le désert, certainement pas de sa douceur. Ils l'avaient dompté à leur manière, mais savaient qu'il restait aussi dangereux qu'un serpent endormi.»P.204



      Très beau roman, ou plutôt autobiographie romancée, si l'on lit la page Wikipédia de l'auteur. La vie incroyable de cet enfant bédouin et orphelin qui finit par devenir ingénieur, dans le livre, et à la tête d'une multinationale dans la vraie vie. Très bien écrit, j'y ai lu clairement ce que j'ai pu percevoir du désert les rares fois où je m'y suis trouvée. Et ce qui m'y attire. 
        Une enfance malheureuse au fin fond de la Syrie, un orphelin de mère qui se trouve rejeté par son père et par la société du fait d'être bédouin, mais fasciné par le jeu des puissants (comme le juge qui condamne injustement son oncle), sa volonté peu commune le fait aller envers et contre tout à l'école, puis en France pour les études, puis sur les champs de pétrole dans le Golfe ... En quittant la Syrie il pense pouvoir quitter son passé et le désert, même son amour d'enfance. Mais il ne quitte que la Syrie, le désert le poursuit, et son ancienne amoureuse Fadia le retrouve. Malheureusement, et c'est le seul point négatif que je trouve au livre, il ne saura pas combler les attentes de Fadia qui repart, rêves brisés. Pourtant ce n'était pas très dur de donner une belle fin à ce livre : le héros réalise qu'il aime encore Fadia, contrairement à ce qu'il s'était imaginé, il aurait pu tout simplement aller la chercher en Syrie, pour mieux repartir avec elle vers d'autres horizons. Mais non, il lui écrit une lettre d'adieu. Je n'ai jamais vraiment compris l'intérêt de faire des histoires d'amour tristes quand une fin heureuse aurait pu être si évidente et simple comme dans ce livre ... 
       Bref, donc une belle surprise, une magnifique histoire du style "rêve américain" mais écrite simplement, sobrement, discrètement, sans vantardise ni leçons de morale, l'histoire d'une vie hors du commun de quelqu'un qui s'est choisi un destin parce que la vie ne lui avait pas laissé grand chose d'autre que la volonté et ce qu'il appelle la "ruse" ... On comprend finalement qu'il n'a peut être pas tant choisi ce destin que ce destin de l'a choisi : sans famille, sans attache, contrairement aux autres enfants qu'il côtoyait, que pouvait-il faire d'autre que partir au loin ?



(كتاب مثير للانتباه : الكاتب هو بدوي من سورية الذي عاش حياة قاسية هناك ومعانات مختلفة لكونه يتيم وبدوي وكافح وذهب إلى المدرسة مع أن لا أحد شجّعه على ذلك ومع الدراسة الذي دفعته إلى الجامعة في فرنسا أصبح هذا الرجل مدير لشركة كبيرة أسسها وهو الآن أحد من أغنى الأشخاص في فرنسا. لا أعرف إن كان ذلك الكتاب مترجما الى العربية ... قصة حقيقية مكتوبة بأسلوب جميل غير الأسلوب المفخم المضجر يستعمله كثيرا المؤلفون الأميريكيون في الصيرات الذاتية الناجحة مثل ذلك القصة) 

Thursday, 21 June 2012

Going parisian ... Not my intention, though.

    I began my studies living in a 160 square meter flat, for free. I'm on the verge of continuing my studies in a 9 square meter flat (well, a more appropriate description would be «cupboard»), which I pay for 400€ a month. I don't want to imagine in what I will finish my studies. 

    Anyway, how can 9 square meters reach such a price, and what's more, be considered to be cheap ? One word : Paris. 
    Sadly for people living there, this town has the (bad?) luck of being the most visited in the world. So, on the living costs level, one of the most expensive one, even more than London or New York according to a study I read about last year. That means that for a university student with no money, it's a nightmare. University is almost free (for a governement funded student - anyone who can't be fully aided by his family - the university fees are 4€ a year. Yes, 4€, the price of say, 3 breads at the bakery. For a "normal" student, the uni year cost between 200€ and 400€. Which is about nothing as compared to what goes in any english-speaking country). 
     I'm about to take a huge loan at the bank, like most of american or british students, in a country where university is so to speak free, not to pay uni fees, but to pay the city in which the university has been built. That drives me crazy. I can almost accept the idea of paying a university (though I strongly believe that education should be free) because it pays the professors' salary and the staff's, but getting indebted to pay a ridiculously expensive rent, ridiculously expensive food, in a ridiculously expensive city ...  
      A city which I always wonder what is so special about it, seriously. "Paris, the most beautiful city in the world". That makes me laugh everytime. Because it's obviously not complicated to take a map, and plan a trip in any country where there are some reaaaally beautiful cities, way more than Paris : Italy, Spain, Morroco ... (for my personnal taste I would add any middle eastern country, and asian countries too). And any of these cities have also a strong important feature that Paris doesn't have : nice people. If you're a foreigner, that you had the strange idea of wanting to visit Paris, and met there someone who actually smiled at you, or even spoke to you nicely, there's only one explanation : that person was also a foreigner, or possibly, a frenchman/woman from outside Paris. (that second option is debatable, french people as a whole are not known for their smiling at strangers). 
     So here I am, moving to Paris, in the cliché Montmartre (the one with the painters and Moulin Rouge and that stuff), but then, I didn't see anything in Paris that was not rendered cliché by a whole lot of movies, french or foreign (the latest being "midnight in Paris" by Woody Allen ... I usually like his movies, but not this one. It's just a huge cliché from beginning to end. Couldn't stand it. "I dream of walking in Paris under the rain with a baguette under my arm" ... Who in the world want to get bread wet with rain ?! Not even telling that there is a lot more interesting stuff to do in life than waking in that city under the rain.) 
     Anyway, I'll just write posts about stuff I do find interesting in that city, but it won't be the Eiffel tower... But I'll try to write positive posts about it, promise.

Sunday, 13 May 2012

Sick sad world for too many women

     I just read about the lastest cases of so-called «honour» crimes in Jordan. It just scares me out my mind that the human being can become so vile, so in-human. And how laws in that country aren't changed when they're obviously totally stupid, and so contrary to any culture's logic ... 
     What frightens me too is that when it come to arab countries, the vast majority of people think this sort of horror is inherent and part of the arab culture (most westerners think that way, but some arabs too - when the western soft-power have done a good job of brain-washing). It's as stupid as the said laws : if violence, rape and discrimination against women were part of the arab culture, then how come you find violence, rape and discrimination against women about everywhere on the damned planet ? And more often than not, in incredible high proportions ? It's a bit like saying genocide is part of the german mind ... Stupid, and it certainly doesn't help the women concerned by that violence. 
   We should first stop thinking in this way, and help all the people who want to help these women, whether these people are arab or not, religious or atheist or whatever ... It's not a matter of culture, it's a matter of letting the human being become inhumane. «You're not born human, you become one» said Erasmus. And the despicable men comitting these crimes obvisously never learned how to become one. We should focus on children's education and law reform, instead of stupidly dismissing it as a «cultural norm» in any given society. Even though a good education and good enough laws in France don't prevent the killing of one women by her husband/boyfriend every two days ... But it helps. So I hope some people in Jordan, men and women, will have the courage to stand up and suppress some of these insane laws ... And as the original article says, the biggest problem right now is the silence. 
    This defeaning silence you find everywhere : for example we heard of a case a few weeks back, in France, of a mother who had to kill her husband in self-defense because after years of violence and forced prostitution imposed on her by him, and after having gone to the police a great many times to file a complaint and getting nothing more than a "oh well, go back to your house and talk to him and you'll see, things will get better", she had no choice left but kill him or getting killed ... Mentalities are hard to change, and the silence is killing every effort. She had to kill him to be heard. And yet, some people thought she should be put in prison for life because of this act of self defense ! And that's in a country supposedly advanced on women issues.

PS : I just learned that one week ago, the law against sexual harassment has been purely and simply suppressed. You can't go and file a complaint against a sexual agressor anymore ( unless you're actually "properly" raped ). And that's in France too. The only argument they found to justify that measure is "the texts are not clear enough, so we'll suppress the law for now, we'll see later".
     The next person I hear telling me that we french are a civilized people as compared to the rest of the world, I might just punch him/her.

Wednesday, 18 April 2012

"Le malheur de chacun coûte plus cher que le bonheur de tous" ... ( devinez lequel a eu cette jolie phrase dans un de ses clips de campagne ).

Il faudra bien aller voter, dimanche, même si on sait que le vrai pouvoir est à la bourse, et non pas à l'Elysée ... Ha, si on pouvait élire les traders et les patrons de banques et de sociétés de finances !
En attendant, une chose que les politiques auraient le pouvoir de faire pour de vrai serait de comptabiliser les votes blancs comme distincts des abstentions ...